Les super parents de la nature | Tout pour les petits | 7 Jours
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Les super parents de la nature | Tout pour les petits

Du lundi 21 octobre au mercredi 23 octobre à 19 h, Explora

Tous les parents savent que l’éducation d’un enfant est un défi. Ils n’ont toutefois rien à envier aux animaux du documentaire Les super parents de la nature, dont la seule mission est d’assurer l’avenir des rejetons qui perpétueront leur race.

Dans le monde sauvage, le rôle de parent entraîne de nombreuses responsabilités, telles que la protection, l’alimentation et l’instruction des petits. Pour assurer leur descendance, les géniteurs doivent faire appel à leur instinct et à des stratégies d’éducation surprenantes. On découvre lesquelles dans Les super parents de la nature, un documentaire de la BBC Earth dont les trois parties nous amènent à la rencontre de familles monoparentales soudées, de couples inséparables et de clans bien organisés du règne animal.

La chaleur d’une mère

Le premier épisode de la minisérie nous emmène dans le désert glacé de l’Arctique, où une ourse polaire invite ses deux oursons à découvrir le monde. Après avoir passé les cinq premiers mois de leur vie à boire le lait maternel, les bébés doivent apprendre à chasser... si maman réussit à les calmer. Pour ce faire, elle immobilise gentiment l’un de ses petits avant de lui montrer comment inspecter la glace pour chercher une proie. Disons que les oursons ne restent pas attentifs très longtemps. Heureusement, leur mère a deux ans pour leur enseigner ce qu’ils doivent savoir. 

Le temps est un luxe que les phoques de Weddell n’ont pas, puisque leurs petits n’ont que six semaines pour atteindre l’indépendance. À deux semaines, ils apprennent déjà à plonger, à chasser et à creuser des trous avec l’aide de leurs mères, qui n’hésitent pas à les encourager et à leur donner un petit coup de nageoire. Heureusement, les bébés naissent avec 70 % de leurs capacités cognitives, ce qui leur permet de tout apprendre à une vitesse folle. 

Conciliation travail-famille

L’apprentissage par imitation est évidemment répandu chez les animaux, qui y ajoutent souvent leur touche personnelle. Par exemple, le hérisson de Madagascar utilise ses épines vibrantes pour produire un son unique, qui s’avère pratique lorsque maman veut réunir sa trentaine de petits afin de commencer la classe. De son côté, le koala porte son rejeton sur son dos jusqu’à ce qu’il fasse le quart de sa taille, tandis que la loutre de mer ne quitte jamais son loutron: avant d’aller plonger, elle souffle dans son pelage pour qu’il flotte, ce qui lui permet de le garder près d’elle et de lui enseigner quelques trucs au passage. 

Cependant, tous les animaux n’ont pas la chance de pouvoir surveiller leur famille en permanence. C’est le cas du loris paresseux, qui enduit la fourrure de son petit de sa salive venimeuse afin d’éloigner les prédateurs pendant son absence. Un peu plus discrètes, les chauves-souris vespertilion du bambou cachent leurs petits dans un minuscule trou de scarabée, dans lequel les prédateurs peinent à entrer... tout comme les pauvres mamans chauves-souris!

Papa à la rescousse

Ces exemples pourraient nous laisser croire que les mères sont les reines de la famille monoparentale animale, mais les pères ne laissent pas leur place. Chez les hippocampes, ce sont les mâles qui couvent les œufs dans leur poche incubatrice, et l’hippocampe hérissé donne même naissance par contractions. De son côté, la pieuvre géante du Pacifique sacrifie sa vie pour protéger son unique couvée, puisque le mâle se laissera mourir de faim plutôt que de s’éloigner de ses 100 000 œufs pendant les six mois de leur incubation.

Décidément, il y a de quoi être inspiré par le dévouement des parents «célibataires» du monde animal, qui s’avèrent parfois plus responsables et débrouillards que certains humains!

Quitter le nid

Dans la nature sauvage, tous répondent à la même loi: plus la vie adulte d’un animal est complexe, plus longue est son éducation. Chez les mammifères, le record appartient au bébé orang-outan, qui met huit ans à devenir indépendant. C’est évidemment sans compter l’être humain, qui en a beaucoup plus à apprendre que n’importe quel animal!

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