Une garderie pour tous | De chenilles à papillons (Début) | 7 Jours
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Une garderie pour tous | De chenilles à papillons (Début)

Jeudi 17 octobre à 21 h, Canal Vie

À la Garderie Papillon, le plaisir côtoie l’apprentissage!
Photo : © Canal Vie

À la Garderie Papillon, le plaisir côtoie l’apprentissage!

Myko est fasciné par les licornes, Manika a la bougeotte et Hugo adore les animaux. Et, même s’ils doivent vivre avec un trouble du spectre de l’autisme, un trouble développemental du langage et un syndrome de Phelan-McDermid, ce sont des enfants comme les autres à la garderie intégrative Papillon.

Hugo, trois ans, aime tellement la musique que son éducatrice a décidé d’utiliser des instruments pour faciliter la communication.

Photo : © Canal Vie

Hugo, trois ans, aime tellement la musique que son éducatrice a décidé d’utiliser des instruments pour faciliter la communication.

Comme elle est belle, la nouvelle série documentaire Une garderie pour tous! Remplie de rires, elle suit le quotidien de huit enfants de la Garderie Papillon pendant cinq mois. L’établissement montréalais compte 75 petits clients, dont 15 vivent avec des besoins particuliers. Tout ce beau monde joue, bricole et grandit ensemble, peu importe son état de santé. «Notre philosophie est que l’enfant puisse s’épanouir à travers toutes les sphères et qu’il soit bien équipé pour poursuivre son chemin», explique Chantal, directrice de la garderie.

Comme les autres

Au premier épisode, on rencontre Myko, Yun Henri et Samuel. Tout de rose vêtu, Myko, trois ans et demi, a une fascination pour les princesses et les licornes depuis qu’il a participé à une croisière Disney avec ses parents. Ces derniers ont su que leur fils avait un trouble du spectre de l’autisme après avoir remarqué son retard de langage. Yun Henri, quatre ans, est un enfant neurotypique: comme tous ses copains, il a ses propres défis et bénéficie des nombreux services de la Garderie Papillon. Puisqu’il a été adopté, l’équipe a pris la peine de l’aider à tisser des liens sociaux. 

Qu’ils soient neurotypiques ou pas, tous les enfants de la garderie sont égaux.

Photo : © Canal Vie

Qu’ils soient neurotypiques ou pas, tous les enfants de la garderie sont égaux.

Pour ce qui est du charmant Samuel, cinq ans et demi, ses parents ont longtemps cherché à obtenir un diagnostic pour son état, vaguement qualifié de «retard global de développement». Depuis l’âge de deux mois, le jeune garçon a suivi une vingtaine de thérapies. La garderie permet à sa mère de redevenir une maman à la maison au lieu d’être une thérapeute.

La variété

Bien que plusieurs débordements émotifs jalonnent la saison d’Une garderie pour tous, la série est lumineuse et déborde de joie. Elle s’adresse d’ailleurs à tous les parents, puisqu’on y parle parfois de sujets généraux comme l’alimentation ou le langage. Toujours au premier épisode, on prépare le «Souper international», une soirée annuelle au cours de laquelle les parents et les amis des tout-petits cuisinent des plats internationaux qu’ils savourent ensemble. 

Du choix, il y en a, puisque les familles qui fréquentent la Garderie Papillon viennent de partout. Le mandat d’intégration de l’établissement s’avère donc également culturel. «Je sais qu’une fois qu’ils vont sortir de cette bulle qu’est la Garderie Papillon, ils seront capables d’être des êtres humains qui acceptent les différences», affirme Roselande, éducatrice
du groupe des Étoiles de mer.

Une connexion spéciale

Dès sa première visite à la garderie, la réalisatrice, Marie-Philippe Gilbert, est tombée sous le charme des lieux. Elle qui n’avait jamais tourné avec des bambins auparavant est enchantée par cette expérience: «Mon équipe et moi avions vraiment une belle connexion avec les enfants. Les premières journées de tournage, ils se demandaient un peu qui nous étions, mais nous avons pris le temps de leur expliquer et de leur montrer tout notre matériel, raconte-t-elle. Nous avons répondu à leurs questions et avons beaucoup joué avec eux. Nous avons aussi décoré nos lentilles avec des toutous pour ne pas leur faire peur.»

Colin, cinq ans, oublie vite son trouble du spectre de l’autisme lorsqu’il est absorbé dans un bricolage!

Photo : © Canal Vie

Colin, cinq ans, oublie vite son trouble du spectre de l’autisme lorsqu’il est absorbé dans un bricolage!

C’est après avoir tourné une émission-pilote et l’avoir présentée aux parents de l’établissement que la réalisatrice a choisi ses huit jeunes vedettes. «Cette réunion a été beaucoup plus émotive que je l’aurais cru. C’était quelque chose de réunir toutes ces familles pour parler de ce que vivent leurs enfants aux besoins particuliers. Nous suivons ceux dont les parents avaient envie de collaborer avec nous. Ils ont été très généreux et nous ont ouvert les portes de leur maison», explique la réalisatrice. À l’instar de l’équipe, les téléspectateurs s’attacheront certainement à ces petits bouts de chou qui relèvent de grands défis dans Une garderie pour tous!

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