Au volant d’une belle cubaine | «J’ai vécu toutes les émotions!» (Début) | 7 Jours
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Au volant d’une belle cubaine | «J’ai vécu toutes les émotions!» (Début)

Lundi 14 octobre à 21 h, Z

José Gaudet et Gildor Roy sont deux vrais passionnés de voitures.
Photo : © Z

José Gaudet et Gildor Roy sont deux vrais passionnés de voitures.

En compagnie de Gildor Roy, José Gaudet s’est offert une balade à La Havane. Un voyage qui avait toutes les allures d’un pèlerinage pour celui qui a eu l’occasion de conduire ces voitures d’une autre époque, orgueil des habitants de Cuba.

José, comment décrirais-tu ce projet auquel tu as certainement participé avec beaucoup de plaisir?En fait, c’est un documentaire. On suit deux gars qui se promènent à La Havane et dans les environs. Il y a Gildor, qui parle couramment l’espagnol et qui aime bien les autos, et moi, qui adore les voitures. Au départ, nous avions l’idée de nous acheter un véhicule sur place, de rouler pendant deux ou trois semaines et de le revendre à prix à peu près équivalent. J’ai des amis qui ont fait ça. Ça fait en sorte que le voyage peut te coûter 200 $ plutôt que 2 000 $ par semaine. 

Étant donné les limites imposées, les autos gardent une excellente valeur là-bas si elles sont en bon état. 

Oui. Le parc automobile étant restreint, c’est comme la valeur des terrains ici, au Québec. Alors on peut avoir en sa possession une vieille Lada qui va valoir, disons, 50 000 $. Je pensais investir et acheter une auto sur place si jamais je trouvais un super modèle, mais j’ai dû oublier ça. 

Trop cher? Trop compliqué?

Ça n’a aucun bon sens, et tu ne peux même pas la sortir de l’île. Alors finalement, on a plutôt trouvé un gars qui est devenu notre chauffeur privé le temps d’une virée. Il a été notre guide et il connaissait tout le monde. À la base, c’est un prof d’anglais. Lui, son rêve, c’est d’améliorer suffisamment son auto pour devenir un taxi bleu pour les touristes. C’est la job la plus payante là-bas. Ils accueillent les visiteurs qui arri-vent et qui veulent faire le tour de la ville. Nous, d’ailleurs, nous l’avons payé et ça lui a permis d’installer l’air climatisé dans son auto. 

Ça lui a permis de se rapprocher de son objectif? 

Oui, et de se concentrer sur le reste de la transformation. Quand nous sommes partis, il commençait ses travaux et il en avait pour trois mois à travailler sur la carrosserie et tout ça. 

Pour un grand amateur d’auto comme toi, La Havane est un périple incontournable. Comment as-tu vécu ce moment?

Malgré leur grand âge, les voitures de Cuba valent une fortune!

Photo : © Z

Malgré leur grand âge, les voitures de Cuba valent une fortune!

J’ai vécu toutes les émotions! Il y a eu de grands moments de joie spectaculaire, mais aussi de la peur...

Que veux-tu dire?

Disons que c’est l’été, tu es à Cuba et il fait 40 °C. Tu te retrouves au volant d’une formule 1 des années 1950 avec un volant à l’anglaise, transmission à gauche, donc à l’envers, et tu dois conduire dans le trafic cubain. Il y avait autant de joie extrême dans ma tête que de panique! Je capotais à l’idée de vivre ça, mais, en même temps, je me demandais comment j’allais faire. Heureusement, je pense que toutes mes années d’expérience à essayer des voitures de chaque époque et de tous les modèles m’ont beaucoup servi. 

Tu t’en es bien sorti?

Oui, parce que ça n’est pas le premier venu qui peut se lancer dans le trafic à La Havane. Ils ont leur façon de faire, leur code de conduite à eux, et disons que les piétons ne sont pas prioritaires. C’est comme dans la nature: le lapin laisse passer le loup! (rires) Au Québec, c’est l’inverse: le loup va faire attention au lapin qui traverse la route, mais pour les Cubains, plus tu es gros, plus tu es prioritaire. C’est une mentalité complètement différente, mais quelle expérience j’ai vécue!

En dehors de la conduite elle-même, côté design, les véhicules qu’on peut voir à Cuba sont des reliques qui datent d’un âge d’or de l’automobile...

Cette Pontiac décapotable des années 1950 a conservé tout son charme grâce à la débrouillardise des Cubains!

Photo : © Z

Cette Pontiac décapotable des années 1950 a conservé tout son charme grâce à la débrouillardise des Cubains!

Ce sont des œuvres d’art. Mais aujourd’hui, la vieille Chevrolet des années 1950 a un moteur Hyundai diesel, une transmission Toyota et un radiateur d’une autre marque. Ils sont tellement brillants et, comme on dit, la fin justifie les moyens. Ils font venir des pièces qui ne vont pas ensemble, mais qu’ils finissent par rabouter avec des tie wraps. Gildor et moi, nous étions impressionnés. C’est de toute beauté. Ils sont très ingénieux, très gentils et très brillants pour faire marcher tout ça ensemble. C’est fou. 

Durant l’émission, vous faites certainement un peu de tourisme?

Il y a un peu de ça. On voit Le Malecon, qui traverse La Havane sur le bord de la mer, ainsi que des endroits historiques. J’ai dû partir une semaine avant Gildor, alors je sais qu’il en a profité pour aller visiter quelques endroits. Et puis, nous ne sommes pas toujours restés dans le secteur du centre-ville. On a fait jusqu’à deux, trois heures de route; c’est grand, Cuba. Beaucoup plus que ce que j’avais en tête. 

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