5 minutes avec ... Madeleine Péloquin | 7 Jours
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5 minutes avec ... Madeleine Péloquin

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Photo : Dominic Gouin, TVA Publications

Dans son rôle de mère d’un enfant autiste qui a disparu, dans Alerte Amber, Madeleine Péloquin démontre toute l’étendue de son talent. Il s’agit d’un personnage bien différent de celui d’Angélique dans Les pays d’en haut, à qui elle a dit adieu il y a quelques semaines. 

Madeleine, ces dernières années, vous avez joué des rôles très différents! 

Oui, et c’est une grande chance. Je pense que c’est l’avantage de jouer des rôles qui sont parfois plus en périphérie. Ça permet de demeurer plus caméléon. C’est vrai que je fais des choses complètement différentes, et j’en suis tellement heureuse! 

Dans Alerte Amber, on peut dire que votre personnage, Valérie, passe par toute la gamme des émotions... 

Oui, c’est vraiment autre chose. Je suis tellement contente de pouvoir jouer le rôle d’une mère. Depuis le début de ma carrière, je n’ai pas souvent eu l’occasion d’interpréter un personnage de mère aussi important que celui-là. C’est un rôle fantastique!  

Comme vous êtes mère vous-même, vous avez pu comprendre comment réagirait une femme dont l’enfant disparaîtrait... 

Dans la réalité, je pense que, comme tous les parents, quand il y a une alerte Amber, j’ai les genoux qui flanchent, ça me bouleverse. Et quand ça arrive, il y a un sentiment de solidarité non seulement chez les parents, mais aussi chez tous les adultes responsables. L’exercice de l’empathie — qu’en tant qu’actrice j’ai toujours à faire avec mes personnages — était effectivement facilité, cette fois-ci, par le fait que je suis mère. Et je connais autant la fureur de l’amour qui vient avec le fait d’avoir un enfant que la violence et l’intensité des sentiments qui peuvent aussi accompagner tout ça. La culpabilité, l’inquiétude, l’angoisse... Je t’en parle et j’en ai des frissons. Je n’ai pas d’enfant autiste, je n’ai jamais vécu ce drame-là — et, comme c’est le cas, j’imagine, de tout le monde, je veux ne jamais avoir à le vivre ou à y penser. Mais, pour ce rôle, j’ai dû non seulement y penser, mais aussi me préparer à incarner cette mère. Ç’a été intense! 

Vous avez récemment terminé le tournage des épisodes des Pays d’en haut que nous verrons cet hiver. Que va-t-il se passer pour Angélique? 

C’est super le fun, ce qui va lui arriver. Un événement va survenir et ça va faire en sorte qu’il y aura l’Angélique d’avant, et l’Angélique d’après. Elle va se transformer complètement, et ça c’est génial, parce que je n’ai pas eu à rejouer la même chose. 

Il faut dire qu’elle n’était pas reposante! 

Non, et elle a culminé dans sa névrose. J’adore jouer cette intensité, cette folie. Elle va se transformer à la suite d’un événement qui va la faire basculer. 

Et peut-être aurez-vous l’occasion de la jouer encore l’an prochain, puisqu’on parle d’une suite... 

Oui, il y a des rumeurs qui circulent... Je n’en sais pas plus que ce que vous savez. Je suis heureuse parce que tant qu’il y a des rumeurs, ce n’est pas mort! Mais j’ai joué mes scènes comme si c’était la dernière saison.  

  • Alerte Amber, lundi 21 h, à TVA. 
  • Les pays d’en haut, de retour à l’hiver 2020, à Radio-Canada. 

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