«Ma vie n’a pas basculé» − Lulu Hughes | 7 Jours
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«Ma vie n’a pas basculé» − Lulu Hughes

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Photo : Collaboration spéciale, L. Labat

À l’aube d’Octobre Rose, mois de la sensibilisation au cancer du sein, Lulu Hughes participe au spectacle de la célébration de la Virée Rose, un événement qui tient doublement à cœur la chanteuse, puisqu’elle a repris en juin des traitements de chimiothérapie préventifs.

Pour donner le coup d’envoi à Octobre Rose, Lulu Hughes invite la population à un grand rassemblement gratuit au parc Maisonneuve, à Montréal, le 29 septembre à compter de 11 h 30. La deuxième célébration de la Virée Rose, organisée par la Fondation du cancer du sein du Québec, souligne l’accomplissement sportif des participants de la Virée Rose, qui s’est amorcée le 1er mai et qui prend fin avec le spectacle qui réunira sur scène Lulu Hughes, Mitsou, Guy A. Lepage, Marina Orsini, Ima, Jonas, Luce Dufault, Les Porn Flakes, Rick Hughes et Elizabeth Blouin-Brathwaite.

Un dur moment à passer

Pour Lulu, le mot d’ordre est de s’amuser. «On veut que ça soit joyeux. Je suis en traitement en ce moment, mais je vais oublier pendant deux heures que je le suis et je vais avoir du fun. Célébration de la Virée Rose, ça le dit: on célèbre!» L’événement revêt une grande importance pour Lulu, qui s’implique auprès de la Fondation du cancer du sein du Québec depuis 2016, année où elle a reçu son diagnostic. 

Guérie depuis un an et demi, elle a dû reprendre des traitements de chimiothérapie préventifs en juin. «Les médecins m’ont dit qu’il y avait des risques assez élevés de récidive et qu’il fallait donc reprendre les traitements pour les éliminer. Ce n’est pas facile, la chimiothérapie! Mais dans mon cas, c’est moins pire que si j’avais commencé les traitements en étant très malade. Toutefois, les trois ou quatre jours qui suivent mon traitement, ça ne va pas très bien. C’est comme si j’avais une énorme grippe et une gastro-entérite. Ce n’est pas agréable, mais ça finit par passer. Il va y avoir un six mois pas le fun, mais après, ça sera fini. Ma vie n’a pas basculé cet été; c’est juste un dur moment à passer. Je recevrai mon sixième traitement de chimiothérapie le lendemain du spectacle de la Virée Rose. Après ça, je ferai un peu de radiothérapie. Le tout devrait finir en novembre.» Par la suite, elle sera suivie tous les six mois. «J’aimerais beaucoup partir en vacances avec ma fille pour célébrer la fin des traitements.»

La chimiothérapie lui a fait perdre à nouveau ses cheveux. «J’ai plus réagi quand j’ai su qu’il fallait que je repasse par les traitements de chimio que lorsque mes cheveux sont tombés.» La chanteuse a choisi de porter un bandeau plutôt qu’une perruque. «Une fois, j’ai porté une perruque que ma belle-sœur, qui est coiffeuse, m’avait faite, mais je ne suis pas très à l’aise avec ça. Beaucoup de femmes m’ont dit que de porter un bandeau leur a donné du courage parce qu’elles me voient souvent en porter un.»

La résilience de sa fille

C’était important pour Lulu de continuer à faire des spectacles. «Tant et aussi longtemps que je pourrai chanter, être sur scène ou produire des spectacles — être dans l’effervescence de tout ce que la création artistique peut présenter —, je me sentirai vivante.» Le public lui donne beaucoup de force, tout comme sa fille, Melody Victoria, âgée de neuf ans. «Depuis sa naissance, elle a vécu beaucoup de choses. Elle est née en Allemagne, elle a vécu dans deux pays pendant quatre ans, il y a eu le divorce de ses parents, elle ne voit pas son papa souvent et sa mère est tombée malade. Puis ma mère, qui s’occupait beaucoup de ma fille avec moi, est décédée. Ma fille est tellement résiliente! Elle est une source d’inspiration.»

Cet automne, la chanteuse a plusieurs spectacles à l’agenda, dont Vintage 69 avec Gregory Charles et Lulu sings Janis. Elle est aussi ambassadrice de la ligne de soins du visage Corpa Flora. Celle-ci offre le programme Sérénité, conçu pour les personnes suivant des traitements de chimiothérapie, qui leur permet d’avoir un facial à 30 $. 

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