Alexandra Diaz : Conjuguer fiesta et santé | 7 Jours
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Alexandra Diaz : Conjuguer fiesta et santé

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Photo : Carl Lessard

Il y a 10 ans, jamais Alexandra Diaz n’aurait imaginé vibrer pour un sport. Aujourd’hui, l’heureuse coureuse ne peut envisager l’avenir sans ses courses salvatrices. L’épicurienne lance le livre de recettes Fiesta santé, qu’elle dédie à l’ancienne Alexandra «patate de sofa».

Alexandra, comment est née l’idée de Fiesta santé?

C’est né du bonheur extraordinaire que j’ai eu à écrire les livres Cuisine futée, mêlé à ma passion pour la course. Ça fait sept ans que je cours et depuis, je suis bien mieux dans mon corps et entre mes deux oreilles. Pour passer de patate de salon à la coureuse que je suis devenue, j’ai parlé à une foule de gens, des athlètes, des nutritionnistes... J’ai développé plein de trucs que j’ai envie de partager. En fait, j’ai écrit le livre que j’aurais voulu lire quand j’étais écrasée dans mon salon à me dire que je n’étais pas faite pour le sport.

Que trouve-t-on dans ce livre?

C’est avant tout des recettes; il y en a plus d’une centaine réparties à travers 14 chapitres. C’est zéro un ouvrage sur la course! En fait, j’y ai glissé une chronique par thème abordé, qui s’adresse à ceux qui ont envie de devenir actifs. Je m’adresse à la Alex d’avant la découverte de la course, celle qui ne voyait pas le jour où elle deviendrait sportive!

Qu’est-ce qui vous a donné envie de bouger?

Premièrement, ce sont mes enfants qui m’ont donné envie de faire attention à ma santé, eux qui sont très sportifs. J’ai essayé plein d’affaires: l’aérobie, le gym, le CrossFit, le tennis. Tout ça était pénible pour moi! Après le premier cours d’aérobie, j’ai pensé qu’à la 10e leçon, je devrais peut-être commencer à comprendre la chorégraphie. Au CrossFit, je savais que l’apprentissage serait long. Quant au tennis, le coach m’a dit de laisser faire... Et je ne vous parle pas du patin, où j’avais les pieds gelés et les chevilles endolories!

Quand avez-vous découvert la course?

En fait, c’est quand ma grande amie m’a dit: «Le monde se divise en deux: ceux qui courent et les autres.» J’ai trouvé ça baveux, mais comme je la respecte beaucoup, j’ai décidé d’essayer.

Comment s’est déroulée la première expérience?

Je suis partie avec un ami qui est déjà un coureur. Quand tu es accompagné par quelqu’un qui connaît ça, ce n’est pas long que tu te rends compte que tu peux courir aussi. Il suffit de mettre un pied devant l’autre et d’y aller à son propre rythme. Avoir quelqu’un pour me guider m’a permis de ne pas vivre un échec. Et ce qui est merveilleux, c’est que c’est un des sports où tu progresses le plus rapidement. Ta deuxième sortie est meilleure que la première; la troisième, meilleure que la deuxième, et ainsi de suite.

C’est souvent l’orgueil qui nous empêche de nous lancer dans un nouveau sport...

Je l’avoue, je n’ai pas beaucoup d’orgueil dans la vie et la course rend très humble de toute façon, parce que c’est exigeant. Au parc, je me fais toujours dépasser par tout le monde, mais je connais mes limites. Je cours pour moi. Quand toute ta vie, tu n’as pas levé une paille et que tout à coup tu cours trois tours du bloc en revenant d’aller reconduire ta fille à l’école, c’est tout un exploit!

En sept ans, avez-vous déjà pensé abandonner?

Je ne veux jamais perdre le bien-être que ce sport me procure! Je me sens bien et j’ai beaucoup plus de respect pour mon corps depuis que je le fais, et ça, même si ma silhouette n’a pas vraiment changé. La course, ça éloigne la loupe de tes complexes et ça te met une paire de lunettes roses au visage. C’est certain que j’ai parfois de mauvaises sorties, mais je te garantis que si tu sors courir ne serait-ce que 10 minutes, tu ne te sentiras jamais moins bien que si tu n’y étais pas allé.

Vous disiez que vous êtes devenue active pour vos enfants. Est-ce que ça a changé votre relation avec eux?

Mes enfants sont très sportifs. Mon fils, par exemple, joue pour deux équipes compétitives de soccer, ce qui équivaut à six entraînements par semaine! Avant, dès qu’ils me demandaient de leur lancer la balle, de jouer à la tag ou au ping-pong avec eux, ça ne me tentait pas! Je vous avoue que je n’aime pas vraiment ça encore, mais au moins, j’ai l’énergie pour le faire. Les enfants sont de petits aventuriers, mais quand toi, tu n’es pas en forme, votre aventure commune n’est pas bien longue!

Ils doivent l’apprécier!

Oui, et c’est ma fille, par ailleurs, qui a trouvé le titre de Fiesta santé. J’ai demandé à mes enfants d’écrire plusieurs mots qui me définissent afin de créer une nouvelle marque qui colle à mon identité. Il y avait course, chou-fleur, champagne... Puis elle a associé fiesta et santé. C’est génial parce que dans ce mot, il y a la santé au sens propre, mais c’est aussi l’expression qu’on utilise lorsqu’on trinque. Puis tout le monde sait que j’aime la fiesta! À 10 ans, ma fille est déjà conceptrice publicitaire!

Est-ce que cet esprit de la fête vous vient de votre enfance?

Oh oui! Ma mère m’a offert une ambiance familiale festive où tous les amis du quartier étaient les bienvenus! C’était vraiment le fun. Je n’avais pas le goût d’être ailleurs qu’à la maison, et c’est ce que j’essaie de récréer pour mes enfants.

Pour conclure, quel est votre meilleur conseil pour quelqu’un qui veut quitter le mode de vie sédentaire?

Avec un peu de volonté et un petit plan, le miracle existe. Mais il faut diminuer ses attentes. Il ne faut pas se donner d’objectifs trop durs avec un temps à battre et un nombre d’entraînements obligatoires par semaine. En courant pour soi, à petites doses, on peut y arriver.

  • Son nouveau livre de recettes, Fiesta santé, est en librairie.

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