Quand les animaux sauvages emménagent en ville | Le secret du bon voisinage | 7 Jours
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Quand les animaux sauvages emménagent en ville | Le secret du bon voisinage

Du lundi 30 septembre au mercredi 2 octobre à 19 h, Explora

Forcés de s’adapter aux villes, les animaux sauvages d’Amérique du Nord sont désormais présents dans nos rues, nos parcs et nos terrains. Et c’est à nous de trouver la clé de la cohabitation, comme le font les intervenants de Quand les animaux sauvages emménagent en ville.

Au cours des derniers siècles, le développement urbain s’est fait à une telle vitesse que les animaux sauvages n’ont eu d’autre choix que de s’ajuster. Heureusement, plusieurs scientifiques et citoyens sont à la recherche de solutions à nos problèmes de cohabitation, que les réalisateurs Sébastien Lafont et Guy Beauché nous font découvrir dans le documentaire en trois parties Quand les animaux sauvages emménagent en ville

Un grand garde-manger

On comprend vite le problème lorsqu’on découvre Asherville, sur la côte est des États-Unis, où les ours noirs n’hésitent plus à quitter la forêt tempérée des Appalaches pour venir fouiller dans les poubelles. La plupart repartent après avoir trouvé leur repas, mais une cinquantaine d’entre eux ont élu domicile en milieu urbain, à la grande surprise de leurs voisins humains. 

Fasciné par ce comportement, le chercheur Nick Gould travaille de pair avec ces derniers afin d’étudier les ours d’Asherville. Grâce à la collaboration de citoyens tels que Lynne Froeba, il a pu déterminer que les ours de la ville sont plus gros et en meilleure santé que ceux de la forêt, tandis que leur hibernation est plus courte. Les femelles urbaines sont également plus fertiles, puisque l’abondance de nourriture leur permet de produire plus de lait et de consacrer davantage de temps à leurs oursons. 

Le danger de la proximité

Les habitants d’Asherville se tiennent toutefois loin de ces voisins voraces — contrairement aux Montréalais, qui aiment un peu trop leurs ratons laveurs. Dans Montréal, où on trouve 40 ratons au km2 (deux fois plus qu’en milieu sauvage), les interactions sont si nombreuses que ces animaux n’ont pratiquement plus peur de nous. Ces gourmands bien nourris sont donc plus gros, leurs portées sont plus nombreuses... et les problèmes d’obésité et de caries dentaires se multiplient! 

Denis Fournier, responsable de la faune des parcs de Montréal, veut les aider en créant un ingénieux contenant à ordures anti-ratons — ce qui n’est peut-être pas une si bonne idée. En effet, la Dre Susan McDonald, spécialiste en comportement animal, explique que les ratons laveurs urbains sont des animaux brillants: face à nos poubelles toujours mieux protégées, ils ont développé leur persévérance, leur curiosité et leur intelligence, donnant naissance à une nouvelle espèce encore plus difficile à gérer. 

Dépasser les bornes

Si les Montréalais ne font rien, la ville pourrait connaître les mêmes problèmes que Washington, où les cerfs à queue blanche sont devenus un véritable fléau. En l’absence de prédateurs, ils ont tant prospéré qu’on en trouve une centaine par kilomètre carré, alors qu’ils sont six par kilomètre carré en milieu naturel. Résultat: il s’y produit annuellement 1,5 million de collisions automobiles avec des cerfs, qui font environ 30 000 blessés et 200 morts. Et c’est compter sans la prolifération des maladies transmises par la tique du cerf! 

Pour remédier à la situation, Bridget Donaldson teste l’efficacité d’une zone clôturée menant à un «passage à faune» construit sous l’autoroute. De son côté, Anthony De Nicola stérilise des biches pour l’organisme White Buffalo, tandis que les chasseurs abattent six millions de cerfs par année depuis la suppression des quotas. Ce n’est cependant pas assez pour régler le problème, qu’il nous faudra peut-être accepter afin de découvrir ce que nous réserve l’écosystème du futur.

Dans les épisodes suivants

Ce mardi, on se rend dans les Grandes Plaines où les coyotes, les chiens de prairies et les oies du Canada ont appris à tirer profit de la ville. Le lendemain, on visite la côte ouest de l’Amérique du Nord afin de découvrir comment les renards nains, les castors et les pumas s’adaptent à leurs voisins humains.

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