Lévi Doré: le talent et l’audace | 7 Jours
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Lévi Doré: le talent et l’audace

Image principale de l'article Lévi Doré: le talent et l’audace
Photo : Dominic Gouin, TVA Publications
À 19 ans, Lévi Doré fait déjà sa place comme acteur. Pour avoir vécu auprès de deux parents œuvrant dans le domaine culturel, l’acteur a grandi dans les coulisses du monde artistique. Celui qui nous émeut dans la nouvelle série  Alerte Amber  nous parle de ses trois passions: le jeu, le sport et la famille. Rencontre avec un jeune homme bien dans sa peau.
 

Lévi, on te voit présentement dans Alerte Amber.

Oui. Je joue le grand frère d’Éliot, un jeune autiste de 12 ans qui disparaît. On entre dans cette famille dont les parents sont divorcés. On comprend la relation difficile de mon personnage avec son père et sa mère. Je travaille aussi à un projet de théâtre et je tournerai une autre série en 2020.

Dans Alerte Amber.

Photo : Yan Turcotte, TVA

Dans Alerte Amber.

Comment ta carrière a-t-elle débuté?

Tout a commencé avec Au secours de Béatrice, quand j’avais 12 ou 13 ans. J’avais déjà tourné un court métrage en 2e ou 3e année. C’était ma première expérience de jeu. J’étais aux anges parce que j’avais manqué deux jours d’école! (rires) C’était un micro budget, et je m’étais acheté un but de hockey avec mon cachet. J’étais si heureux! J’ai fait de l’impro à l’école, où j’étais déjà reconnu comme le taquin, le tannant. Puis j’ai demandé à mes parents de passer des auditions. Je suis entré dans une agence. À ma troisième audition, j’ai décroché une pub. J’ai eu la piqûre!

 

Depuis, tu as eu plusieurs rôles!

J’ai eu la chance de jouer au TNM à 14 ans, puis dans le film de Biz, La chute de Sparte. Je me trouve privilégié d’avoir pu toucher au cinéma, à la télé et au théâtre. Je m’intéresse aussi à l’arrière-scène.

Au secours de Béatrice, en 2014.

Photo : Serge Gauvin, TVA

Au secours de Béatrice, en 2014.

Pour ton choix de carrière, tes parents ont-ils bien réagi?

Depuis toujours, ils sont derrière moi. Ils sont un peu dans le milieu à leur façon. Ma mère a sa boîte, elle gère des humoristes. Mon père a longtemps travaillé dans le milieu de la danse et dans les arts de la scène. Il est maintenant au CINARS, au développement international. J’ai baigné dans les arts. Tout petit, j’étais dans les coulisses du Festival Juste pour rire avec ma mère. Ça n’a jamais été un problème que je fasse ce métier, mais ils me demandaient si j’étais certain de vouloir le faire. Mon père a été comédien dans son jeune temps: il a joué dans Chambres en ville.

 

Tu as donc grandi auprès d’artistes et de créateurs...

Oui. Mon père connaît les enjeux d’un acteur: il les a vécus. Un jour, il s’est lassé et il a décidé de travailler à l’arrière-scène. Mes parents prennent soin de moi. Même si, de toute façon, je n’ai pas tendance à avoir un gros ego, ils font en sorte que je reste terre-à-terre. Ma famille, c’est ce qu’il y a de plus important. J’ai une sœur de 23 ans dont je suis très proche. On est vraiment unis. Mes parents sont des perles...

 

Ont-ils insisté pour que tu poursuives tes études?

Oui! (rires) J’ai essayé, j’étudiais en cinéma au cégep Saint-Laurent. C’était difficile, car je n’aime pas l’école. Il faut dire aussi que j’ai goûté très tôt à ce que je voulais faire dans la vie. J’ai aimé être sur un plateau dès le premier jour. Passer des auditions puis retourner en classe où je passais mes journées assis à écouter des trucs, ce n’est pas ce que j’aime le plus. J’étudiais la technique du cinéma, alors que je l’avais vécue de l’intérieur. Ça ne fonctionnait plus. J’ai finalement quitté le cégep pour tourner dans Alerte Amber.

La chute de Sparte, en 2018.

Photo courtoisie

La chute de Sparte, en 2018.

Souhaites-tu retourner sur les bancs d’école un jour?

Oui, car je veux un plan B. J’aimerais faire des études en massothérapie et en ostéopathie. C’est plus pratique que théorique, ça correspond mieux à ce que je suis. Je suis un grand sportif. Je dirais même, un sportif dans l’âme. J’aime tous les sports. J’aurais voulu être physiothérapeute, mais je n’avais pas les notes nécessaires. J’ai donc trouvé ma voie autrement. C’est un travail similaire. Mon objectif, c’est de jouer et de faire de la massothérapie.

 

As-tu pratiqué beaucoup de sports?

Oui, j’ai joué au soccer en commençant à marcher!nÀ cinq ou six ans, je me suis mis au hockey. J’ai joué jusqu’à 12 ans. Comme j’ai eu quelques commotions cérébrales, j’ai dû arrêter. Après, j’ai découvert l’ultimate frisbee et j’ai joué pendant sept ans. Entre-temps, j’ai découvert l’escalade, qui est devenue ma grande passion. Je travaille dans un centre d’escalade, Bloc Shop, où je grimpe plusieurs fois par semaine. C’est une entreprise formidable! Dans ma vie, il y a eu avant Bloc Shop et après Bloc Shop. C’est rendu une famille pour moi. C’est là que j’ai rencontré mon coloc.

 

La divine illusion, en 2015.

Photo courtoisie

La divine illusion, en 2015.

Tu vis déjà en appartement?

Oui. J’ai grandi dans un monde d’adultes. Le métier m’a donné une grande maturité. J’ai toujours côtoyé des gens plus vieux. J’avais envie de partir de chez mes parents et je crois que ça fait partie de la vie. Je me suis trouvé un logement avec mon meilleur ami.

 

Et tes parents, comment ont-ils réagi?

C’est évident que ça leur a donné un choc. J’avais 18 ans... Je suis parti avant ma sœur. Quand le bébé part, ça donne un coup. Mais mes parents sont à 20 minutes de chez nous. On se voit régulièrement et on s’appelle chaque jour. Ça se passe bien... même si j’ai un peu de difficulté en cuisine. Mais j’apprends!

 

  • Suivez Lévi dans Alerte Amber le lundi à 21 h, à TVA. 

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