Distorsion | Le côté obscur d'internet | 7 Jours
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Distorsion | Le côté obscur d'internet

Mercredi 25 septembre à 20 h 30, MOI ET CIE (Début)

Sébastien Lévesque et Emile Gauthier.
Photo : © MOI ET CIE

Sébastien Lévesque et Emile Gauthier.

Passionnés d’histoires étranges liées à l’univers numérique, Emile Gauthier et Sébastien Lévesque ont commencé à diffuser le podcast Distorsion pour leur simple plaisir. Trois ans plus tard, leur public ne cesse de grandir, et le tandem prépare un docuréalité qui ravira les amateurs de faits insolites.

Emile et Sébastien, comment avez-vous fait connaissance?

Sébastien: Il y a 10 ans, nous participions à la diffusion d’un podcast consacré à l’actualité technologique. Emile était spécialiste de jeux vidéo, tandis que je présentais des chroniques Web. De fil en aiguille, nous sommes devenus amis, et, lorsque cette aventure a pris fin, nous avons créé Distorsion

Emile: Notre but était de refaire de la radio ensemble, sur un sujet intemporel. Les histoires étranges à l’ère du numérique se sont rapidement imposées, puisque nous travaillons dans le domaine du marketing numérique. Dès notre premier podcast — à propos de Marina Joyce, une youtubeuse aux comportements étranges —, nous avons senti que nous n’étions pas les seuls à être fascinés par les histoires obscures qui traînent dans les bas-fonds du Web. 

Les animateurs et Guy-Paul Larocque, du Centre antifraude.

Photo : © MOI ET CIE

Les animateurs et Guy-Paul Larocque, du Centre antifraude.

Trois ans après cette première diffusion, vous avez publié un livre, votre podcast sera diffusé dès cet automne sur QUB radio, et vous préparez un docuréalité pour la chaîne MOI ET CIE. Vous attendiez-vous à un tel succès?

Emile: Pas vraiment! (rires) Lorsque nous nous sommes lancés dans cette aventure, il s’agissait d’un passe-temps, d’un podcast destiné uniquement à nos amis. Jamais nous ne pensions qu’il nous mènerait jusqu’au petit écran! 

Sébastien: C’est vrai même si, rapidement, nous nous sommes rendu compte que les gens sont friands d’histoires glauques à donner des frissons. Et il ne s’agit pas que d’un phénomène réservé aux Québécois! Les gens du monde entier s’intéressent aux histoires de type true crime. On n’a qu’à voir le succès que les docuréalités d’enquête obtiennent sur Netflix et autres plateformes numériques! 

Quels sujets aborderez-vous dans Distorsion

Sébastien: Les disparitions inexpliquées, le vol de données, la fraude amoureuse en ligne, l’intelligence artificielle, les enquêtes non résolues, les phénomènes paranormaux, le Dark Web et la cyberintimidation figurent parmi les sujets sur lesquels nous allons nous pencher. 

Emile: Nous allons sur le terrain, à la rencontre d’experts, de victimes, de témoins et même d’arnaqueurs afin d’examiner en profondeur différents phénomènes «distordus». À notre grande surprise, les gens sont plutôt enclins à nous parler, même ceux qui n’ont pas le beau rôle dans l’histoire. Par exemple, dans notre épisode sur le catfishing, nous avons discuté avec une personne qui s’est créé une fausse identité sur le Web dans le but d’entretenir une relation amoureuse remplie de mensonges. 

Avec le professeur adjoint Samuel Louis Veissière, de l’Université McGill.

D’où vient votre fascination pour les histoires étranges?

Sébastien: Tous les phénomènes sur lesquels nous enquêtons ont l’air tout droit sortis d’un scénario de film à suspense, mais ils sont bien réels, et c’est ce que je trouve fascinant. La réalité dépasse souvent la fiction! La technologie est si présente dans nos vies que nous risquons tous d’être impliqués un jour dans une histoire de vol d’identité, de cyberintimidation, etc. 

Emile: Pour les besoins de notre travail en marketing numérique, nous fouillons le Dark Web depuis des années. Du contenu étrange, horrible ou sordide, nous en trouvons tous les jours, et certains phénomènes particulièrement intrigants méritent d’être démystifiés.

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