7 vérités sur Anne-Élisabeth Bossé | 7 Jours
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7 vérités sur Anne-Élisabeth Bossé

Image principale de l'article Anne-Élisabeth Bossé
Photo TVA Publications, Karine Lévesque

Omniprésente sur les écrans, Anne-Élisabeth Bossé se lance souvent de nouveaux défis pour sortir de sa zone de confort, que ce soit dans l’humour, à la radio ou ailleurs. La comédienne est cependant assez discrète dans la vie. Pour cette chronique, elle nous a ouvert un pan de son jardin secret.   

1. À quatre ans, je voulais déjà être comédienne  

Photo collection personnelle

Quand je suis entrée en maternelle, je disais déjà que je voulais être comédienne plus tard. En première année, on a demandé qui voulait faire une pièce de théâtre pour l’environnement, et j’ai levé la main spontanément, alors que j’étais super timide. Je ne sais pas ce qui m’attirait exactement, mais d’aussi loin que je me souvienne, c’est la seule chose qui m’intéressait. Je regardais les acteurs à la télévision et ça m’inspirait. Je suis née avec cette personnalité. Je ne pourrais pas dire que je voulais être sur scène pour parler à des gens. Honnêtement, je ne savais pas vraiment ce que c’était, ce métier. Je pense que je voulais m’exprimer. J’étais une fille qui aimait lire, j’avais une attirance pour les textes. Plus jeune, je n’allais pas au théâtre, c’est la télé qui m’attirait. Je trouve que c’est une chance d’avoir trouvé ma passion aussi jeune, j’ai toujours senti que c’était ma place.   

2. Je suis souvent allée à Disney World  

Photo collection personnelle

Quand j’étais enfant, je me souviens qu’on partait un mois chaque été avec mes parents et mon frère. On allait à Disney et, ensuite, on passait du temps au bord de la mer, en Floride. Mes parents se sont ensuite séparés et la vie a changé. La perception du temps est vraiment différente quand on est jeune. J’ai parfois l’impression que ces vacances duraient six mois, alors que c’était juste quatre semaines. On avait vraiment le temps de décrocher et de se retrouver ailleurs. Mon père était policier et ma mère est technicienne en radiologie, mais ils travaillaient fort toute l’année pour avoir un long mois de vacances. Je pense qu’on est allés au parc de Disney quatre étés de suite. Je suis retournée à Walt Disney World avec mon chum il y a quelques années. Ce n’était pas exactement dans le même condo qu’avec mes parents, mais c’était vraiment le fun.   

3. J’ai travaillé dans un buffet chinois  

J’y suis restée une seule journée! C’était assez loin de chez moi et je devais prendre l’autobus pour m’y rendre. Ça s’est terriblement mal passé. Le restaurant était bondé, je n’avais pas eu le temps d’avoir une formation adéquate, les autres serveuses n’étaient pas du tout coopératives, j’étais toute mélangée... Je pense que j’ai fait téléphoner ma mère le lendemain pour dire que je n’y retournerais plus. Ça m’a quand même fait comprendre qu’il faut sortir de sa coquille pour trouver son premier emploi. Il faut être débrouillard et développer ses habiletés sociales, puisqu’on va rencontrer toutes sortes de gens de tous âges. Après ça, j’ai travaillé dans un magasin de vaisselle et je côtoyais des vendeuses plus vieilles que moi. Il a fallu que j’affronte mes petites peurs.  

4. Je crois en l’authenticité   

Je crois à l’intégrité et à la transparence. C’est ce qui me guide dans la vie. Le défi dans ce métier, mais aussi à cette époque-ci, c’est d’être le plus transparent possible. On vit dans un monde d’image et ça peut être confrontant d’essayer d’être soi-même. Ça peut aussi être une source de vulnérabilité, mais c’est le choix que je fais. En optant pour ces valeurs, je trouve que la vie est plus simple, que les rapports sont plus profonds, et je trouve qu’on rentre plus clairement en contact avec les gens.   

5. Guillaume et moi, on est comme des gamins  

Photo TVA Publications, Sébastien St-Jean

Ça a cliqué avec lui grâce à ce rapport très enfantin qu’on a ensemble. Je suis tombée en amour avec lui à cause de son côté joueur. On ne se prend pas au sérieux et on a beaucoup d’humour. On a le même genre de rythme de vie et les mêmes intérêts. Je pense que le fait qu’on fasse un peu le même métier, ça facilite beaucoup la compréhension mutuelle. C’est ce qui nous rapproche. Je sais que Guillaume a un rêve et qu’il fait des sacrifices pour l’atteindre, et je respecte vraiment ça. Ça implique qu’il part souvent en tournée, qu’il part longtemps, qu’il fait des spectacles tous les soirs... Je ne vais jamais dire que le métier doit être secondaire dans la vie. Je comprends qu’on puisse se dévouer à une passion. Je ne cherchais pas nécessairement quelqu’un dans mon milieu, mais un ami commun nous a présentés et ça s’est passé comme ça. Je ne voulais pas forcément un membre de l’UDA comme conjoint! (rires)  

Photo collection personnelle

6. L’idée de conduire une voiture me terrorise   

J’aimerais vaincre ma peur de conduire. J’ai pourtant passé mon permis de conduire assez jeune, mais je n’arrive pas à surmonter ma peur. Je vis vraiment mal avec ça. Ça m’embête souvent. Je ne conduis jamais, même si j’ai mon permis. Je le renouvelle chaque année et je sais conduire, mais dès que j’arrive derrière le volant je ne me sens pas bien. J’imagine que j’ai peur de faire un faux pas ou d’avoir un accident. Une voiture, c’est gros, ça peut être quelque chose de fatal, de dangereux. Il faut être bien derrière un volant. Tant que je ne serai pas bien, je ne m’aventurerai pas sur la route.   

7. J’aime l’art contemporain  

Photo TVA Publications, Karine Lévesque

L’art contemporain a toujours fait partie de ma vie. Les gens ont souvent un préjugé par rapport à ça, en pensant parfois que c’est indéchiffrable ou que c’est pour les intellos, alors que ce n’est pas du tout ça. J’étais d’ailleurs contente que l’équipe de la biennale Momenta me demande d’être sa porte-parole, parce que j’aime ça pour vrai. C’est important d’en parler simplement et de démocratiser ces expositions. L’art contemporain est un langage différent du nôtre, les artistes réfléchissent d’une manière qui leur est propre. Je trouve que ça réunit tous les sens. C’est beau et esthétique, et ça m’amène souvent à des réflexions que je n’aurais pas forcément eues sinon. Quand je regarde des acteurs jouer, je vois leur fonctionnement, la direction qu’ils ont voulu prendre, même s’il y en a qui me surprennent. Dans l’art contemporain, je vais ailleurs. Il faut entrer dans l’univers de l’artiste et essayer de comprendre ce qu’il a voulu dire. J’ai dernièrement vu une super exposition d’Hilma af Klint. J’aime aussi beaucoup Louise Bourgeois. Comme je ne peux pas vraiment acheter d’œuvres, j’achète les catalogues des expositions.    

  • Anne-Élisabeth Bossé est porte-parole de Momenta, la biennale internationale d’art contemporain vouée à l’image, qui met à l’honneur 39 artistes à travers 13 expositions dans différents lieux à Montréal, jusqu’au 13 octobre. Infos: momentabiennale.com  
  • En tout cas, cet hiver, à TVA et Les pays d’en haut, cet hiver, à Radio-Canada.  

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