Paul Daraîche: «j’ai une phobie des hôpitaux» | 7 Jours
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Paul Daraîche: «j’ai une phobie des hôpitaux»

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Photo TVA Publications, Dominic Gouin

Après avoir subi une importante opération du cœur à la fin de 2018, Paul Daraîche a repris le travail en mars avec une grande tournée qu’il partage avec ses trois enfants. À 72 ans, l’artiste est en pleine forme et accumule les projets de toutes sortes.

Paul Daraîche a la passion de la musique chevillée au corps et, entre ses spectacles en tournée, l’écriture de chansons et la réalisation d’albums pour d’autres artistes, il ne s’arrête jamais. Pourtant, à la fin de l’année dernière, une délicate chirurgie cardiaque l’a obligé à ralentir la cadence. «Aujourd’hui, ça va très bien. Je suis en pleine forme. Ma santé va bien, tout est beau et merveilleux. Il n’y a aucune conséquence à cette opération. J’ai eu un remplacement de l’aorte et de la valve aortique. Je n’ai pas régime particulier, je dois juste faire attention. Les médecins m’avaient demandé d’arrêter de fumer, ce que j’ai fait, donc tout va bien.» Il affirme même qu’arrêter de fumer n’a pas été aussi dur qu’il le pensait. 

Par contre, la perspective d’aller à l’hôpital l’inquiétait davantage. «J’ai une phobie des hôpitaux. Je n’avais jamais été malade, je n’étais jamais allé à l’hôpital, même pas pour des points de suture. J’ai commencé directement dans les ligues majeures! (rires) J’avais réellement peur, mais tout s’est bien passé. J’étais à l’Institut de cardiologie de Montréal, et je dois dire qu’ils m’ont beaucoup rassuré. Tout s’est bien passé.»

Aujourd’hui, cet incident est derrière lui et il espère l’oublier. «Ce n’est pas le genre d’événement qui m’inspire une chanson. J’étais trop sous le choc. Je me suis concentré sur l’opération et la guérison. Cette période ne reste pas forcément un bon souvenir, je ne veux donc pas que ça me revienne à travers une chanson.»

Un été de bonheur

La tournée estivale de Paul Daraîche lui a permis de passer du temps avec ses enfants. «C’est la nouvelle génération de la famille Daraîche. C’est toujours un grand plaisir d’être sur scène. Avec mon dernier album, j’ai réalisé un vieux rêve qui était de chanter avec mes enfants. J’ai fait un duo avec chacun d’entre eux. C’est le fun, parce qu’on a passé l’été ensemble. C’était magnifique!» Le patriarche avait déjà partagé la scène avec ses enfants. Son fils était son batteur depuis plusieurs années, sa fille Émilie venait chanter une chanson de temps en temps, et Katia, sa fille aînée, travaillait depuis longtemps avec son père et la Famille Daraîche.

Le chanteur va une fois de plus se faire plaisir dans les prochaines semaines en participant au Festival Western de St-Tite. Avec tous ses engagements professionnels, Paul Daraîche n’a pas encore eu le temps d’aménager son nouveau chalet, dont il a finalement pris possession à la fin d’août. On se souvient que l’ancien avait brûlé en mars. «Quand il est passé au feu, il a brûlé à plus de 60 % et j’ai perdu mes droits acquis. Il aurait fallu refaire les fondations selon les normes actuelles, ça m’aurait coûté bien trop cher. J’ai donc vendu le terrain et je me suis acheté un autre chalet, de l’autre côté de la rivière. C’est une grosse maison canadienne avec trois lucarnes et un toit rouge en métal. Je suis très heureux d’avoir réussi à l’avoir. On va l’arranger à notre goût dès que j’aurai le temps d’y aller.»

Pionnier contemporain 

Même s’il y a de nombreux artistes qui ont ouvert la voie au country dans les décennies passées, Paul Daraîche fait aussi figure de pionnier de ce genre musical au Québec. Maintenant que ce style devient de plus en plus populaire, il est content de voir que de nouveaux artistes s’y intéressent. «Il y en a qui aiment vraiment le country, parce que leurs parents étaient nos fans, et qu’ils en ont entendu depuis qu’ils sont tout petits. Mais il y a aussi plein d’opportunistes qui viennent au country parce qu’ils voient que ça fonctionne et qu’il y a un engouement. Je vois plein d’artistes dans le populaire qui n’ont pas de travail et qui commencent à faire du country parce qu’ils pensent qu’il y a de l’argent à faire. Mais je dirais que, dans les jeunes, beaucoup aiment réellement ça. Il y a une belle relève, c’est positif et ça fait plaisir à voir.»

Par contre, il a un avis plus tranché sur le courant new country, qui nous vient des États-Unis et qui est de plus en plus populaire. «Pour moi, c’est du rock avec un banjo. (rires) On retrouve l’essence du country dans la mélodie et surtout dans les textes. J’aime beaucoup le new country parce que ça punche fort, mais ça reste du rock.» 

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