Laurence Jalbert: «je sais à quel point je dois rire» | 7 Jours
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Laurence Jalbert: «je sais à quel point je dois rire»

Image principale de l'article «Je sais à quel point je dois rire»

Dans la dernière année, Laurence Jalbert a encore été éprouvée sur le plan de la santé. En effet, atteinte de fibromyalgie depuis 18 ans, elle a dû en plus surmonter un cancer des ovaires le printemps dernier. Heureusement, elle a retrouvé son énergie et participera à la 52e édition du populaire festival western de St-Tite, qui se tiendra du 6 au 15 septembre. 

Pour tous les amateurs de musique country, le Festival western de St-Tite est devenu un incontournable. En 52 ans d’existence, il a mis en lumière d’innombrables artistes liés de près ou de loin à la musique country. Ainsi, depuis longtemps, Laurence Jalbert répond à l’appel et monte sur les planches pour le plus grand bonheur du public. «Ça fait tellement d’années que j’y donne des spectacles que je ne les compte plus! (rires) Cette année, je vais y chanter à quatre reprises. Ça va être intense et ça va virer en un gros party, comme chaque fois. Je sais que j’arriverai dans une jungle de monde et que, dans les dernières journées de festivités, il y aura des odeurs douteuses dans la ville avec tous les chevaux et autres animaux qui s’y promènent, mais le Festival western de St-Tite, c’est surtout une dose d’amour incroyable! C’est un immense rassemblement pour les amoureux de la musique country et tout ce qui s’y rattache. Les gens nous accueillent dans leur cœur et c’est toujours une grande joie.» 

Une musique rassembleuse

Pour Laurence Jalbert, la musique country, c’est la simplicité, l’harmonie, la légèreté, l’amour, et surtout un grand bien-être qui fait remonter à la surface nos souvenirs d’antan. «Quand je chante certaines chansons country, mes souvenirs d’enfance refont toujours surface et je me revois les dimanches après-midi dans un bar country-western. À l’époque, les enfants y étaient admis les dimanches. J’étais donc assise dans un coin, dans un nuage de fumée, car tout le monde fumait, et je regardais le spectacle. Sincèrement, il y a quelque chose de terriblement rassembleur dans la musique country. Chaque fois, il y a une espèce de magie qui opère.» 

Ses premières idoles de la chanson country étaient Paul Brunelle, Lévis Bouliane et, bien entendu, la famille Daraîche. «Quand j’ai commencé à côtoyer la famille Daraîche, quel bonheur c’était d’apprendre à la connaître! Surtout mon beau Paul que j’aime d’amour et avec qui je chante aujourd’hui!»

Que du plaisir!

Ces dernières années, Laurence Jalbert adore la vie de tournée, car elle s’entoure de gens qui lui apportent du grand bonheur et des rires à profusion. «Chaque année, j’ai toujours hâte de retourner au Festival western de St-Tite, car le public qui s’y trouve est rempli de gens qui sont de vrais amoureux de la vie. J’ai aussi très hâte d’y présenter quelques-unes de mes propres chansons, que l’on retrouve sur mon nouvel album, Au Pays de Nana Mouskouri. En fait, ce sera la première fois que je les ferai devant public. J’ai aussi la chance d’éprouver beaucoup de plaisir avec ma gang de La Caravane Country, un spectacle qu’on promène un peu partout. Je me retrouve avec des jeunes comme Annie Blanchard, Marc-André Fortin, Maxime Landry, 2Frères, Brigitte Boisjoli et Paul Daraîche. Parfois, on rit tellement ensemble qu’on en perd la voix.» 

Avec son nouvel album, Au Pays de Nana Mouskouri, Laurence Jalbert rend hommage à l’œuvre musicale de la chanteuse grecque qui   a bercé son enfance.

Photo courtoisie

Avec son nouvel album, Au Pays de Nana Mouskouri, Laurence Jalbert rend hommage à l’œuvre musicale de la chanteuse grecque qui a bercé son enfance.

À donner autant de spectacles et à faire de la tournée depuis une quarantaine d’années, Laurence Jalbert pourrait nous raconter de nombreuses anecdotes. Il y en a une qu’elle se rappelle avec plaisir, car il s’en est suivi un savoureux fou rire collectif. «Je me souviens d’un moment sur scène, alors que j’étais avec Mario Pelchat, Cindy Daniel, Natasha St-Pier et j’en passe. On était une bonne gang en même temps pour chanter et on n’avait pas eu le temps de faire un test de son. Peu importe, on enchaîne, mais le gars de son n’avait pas tout ajusté, alors personne ne s’entendait chanter dans les oreillettes. On entendait uniquement le son de la mandoline et ç’a été épouvantable. On a tous eu un fou rire sur scène, on était incontrôlables. (rires) Je dois être franche: chanter du country et rire autant avec ma belle gang, ça me garde jeune. Je sais à quel point je dois rire dans la vie, car si je ne ris pas, je sens que j’ai manqué quelque chose.»

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