Sylvain Marcel: une année de feu! | 7 Jours
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Sylvain Marcel: une année de feu!

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Photo TVA Publications

La sortie de son livre Aidez-moi! connaît un succès immense, on le verra cet automne dans Mensonges et Les Honorables, et il vient de terminer le tournage d’un film-hommage à Céline Dion avec l’actrice-réalisatrice française Valérie Lemercier. On peut dire que Sylvain Marcel a le vent dans les voiles!

Sylvain, ton livre est vraiment un grand succès!

Oui, Aidez-moi! est considéré comme un best-seller. On a dépassé les 10 000 livres vendus, et j’ai appris que j’étais troisième des ventes au Canada! Je suis très content. Je fais plusieurs conférences au sujet de ma dépendance aux drogues et à l’alcool un peu partout au Québec. C’est incroyable!

Es-tu surpris de constater à quel point il y a de gens qui ont besoin d’aide?

En fait, ceux qui ont besoin d’aide ne sont pas toujours ceux qui sont malades, mais ceux qui sont autour et qui ont à en subir les conséquences. Souvent, il y a bien du monde pour soutenir et entourer, et c’est parfois une raison qu’on se donne pour se dire qu’on n’est pas le problème... On connaît tous quelqu’un dans notre famille ou notre entourage qui a un problème d’alcool ou de drogue. Mon livre aide pas mal de gens, effectivement. C’est bien le fun, et beaucoup de personnes m’écrivent sur Facebook.

Depuis combien de temps es-tu abstinent?

Ça va faire 10 ans le 28 septembre. 

Est-ce que ces 10 années, ton livre et toutes ces conférences t’ont fait réaliser à quel point ta décision était la bonne?

Au début de mon abstinence, si on peut dire, je n’en aurais pas parlé, parce que je ne voulais pas que les producteurs le sachent. Aujourd’hui, je suis bien content qu’ils soient au courant, parce qu’ils savent que je vais arriver à l’heure, que je vais être en forme et que je vais savoir mon texte — contrairement à ce qui se passait quand je consommais. Je peux dire qu’aujourd’hui, je suis une valeur plus sûre pour eux. 

Dans Mensonges aux côtés de Mélissa Désormeaux-Poulin.

Photo Addik TV, Serge Gauvin

Dans Mensonges aux côtés de Mélissa Désormeaux-Poulin.

Des collègues t’ont-ils dit qu’ils avaient maintenant plus de plaisir à travailler avec toi?

Oui, mais pas directement. Certains m’ont parlé du passé, me disant qu’à un certain moment, ça devenait pénible. «Tu ne rentres pas, tu ne sais pas ton texte...» Ce n’était pas drôle de faire subir ça aux autres.

Tu n’étais pas nécessairement un bon camarade de travail à cette époque...

Pas tant que ça, non. J’ai même perdu des contrats, parce que les producteurs disaient à mon sujet: «Il est bien bon, mais il ne sait pas son texte.» Alors, c’est une maudite bonne décision que j’ai prise. 

Raconte-moi un peu ce film dans lequel tu as tourné et dont, en principe, tu ne peux pas parler...

Il sort le 2 décembre 2020 à Paris. Imagine: c’est le jour de ma fête! Au Québec, peut-être qu’on le verra avant, étant donné que c’est la terre natale de la femme dont il est question dans ce film, mais je n’en ai aucune idée.

Ç’a été une belle expérience?

Écoute, un mois et demi à Paris, deux semaines en Espagne, qu’en penses-tu? Ce tournage a été une belle expérience! On m’avait loué un appartement, mais je ne m’y suis fait à manger que deux fois! J’étais à Paris, je n’allais pas commencer à popoter!

Photo TVA Publications

Le tournage a-t-il été agréable?

Ça n’a pas de bon sens comme ils ont de l’argent! Ici, je te jure, et je ne prêche pas pour ma paroisse, on a les plus grands acteurs au monde parce qu’on tourne dans des conditions épouvantables. C’est Let’s go!, parfois c’est deux prises, ou seulement une prise, et la qualité est là. Là-bas, on avait deux ou trois scènes à faire durant une journée, peut-être deux minutes en tout, et on ne finissait pas la journée! C’est la plus grande salle d’attente que j’aie connu de ma vie. C’est ça aussi, notre job: il faut attendre, se préparer. Mais là, c’était quelque chose! J’ai bien hâte de voir le résultat. On a terminé le tournage le 2 juillet.

Est-ce fidèle à la réalité ou est-ce une parodie? As-tu emprunté la voix de René Angélil?

Ce n’est pas une imitation, c’est vraiment un personnage qui a un autre nom, mais il lui ressemble pas mal. Valérie Lemercier m’a dit qu’elle ne voulait pas faire une parodie. À ses yeux, Céline est une mégastar, et elle n’avait pas envie de rire d’elle, mais plutôt de l’honorer. 

Valérie Lemercier a-t-elle été une bonne réalisatrice?

Elle est très cool et très pointilleuse. Quand elle veut quelque chose pour une scène, elle n’en démord pas. Et elle est devenue une amie.

L’hiver dernier, tu nous as dit qu’il y avait une nouvelle femme dans ta vie et qu’elle devait te rejoindre à Paris...

Oui, elle s’appelle Geneviève, elle est parajuriste. Elle est venue pendant deux semaines, et ça va faire neuf mois que nous sommes ensemble. 

Tu as été discret à son sujet jusqu’à maintenant, tu ne l’as pas encore présentée...

Non. Dans les galas, c’est ma mère qui m’accompagne. Elle est venue souvent parce que pour moi, les amours, ça fonctionne plus ou moins! 

Quel âge ont tes enfants?

Mon fils Mathis a huit ans et il vient de commencer sa troisième année. Mes autres enfants ont 31, 29 et 27 ans. 

Dans les prochaines semaines, on va te voir dans deux séries télé...

Oui, dans Les Honorables et dans la saison finale de Mensonges.

As-tu des tournages prévus cet automne?

Pas pour l’instant. La deuxième saison des Honorables vient cependant d’être annoncée. Il y aura peut-être aussi du théâtre à la mi-août 2020, mais je ne peux pas en dire plus, je n’ai pas encore signé de contrat.

  • Les Honorables, mardi 21 h, à TVA. 
  • Mensonges, mercredi 21 h, à TVA.
  • Pour en savoir plus sur ses conférences: sylvainmarcel.com 

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