Lydia Bouchard: «la danse est l’amour de ma vie» | 7 Jours
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Lydia Bouchard: «la danse est l’amour de ma vie»

Lydia Bouchard
Photo TVA Publications, Dominic Gouin

Lydia Bouchard

Par ses commentaires pertinents, sa grâce, sa justesse, son empathie et sa joie contagieuse, Lydia Bouchard, juge à l’émission Révolution, est devenue une vedette de la télé du jour au lendemain. Mère de trois enfants, elle est de retour aux côtés des Twins et de Jean-Marc Généreux pour cette seconde saison, qui s’annonce encore meilleure que la première. Elle ne cache pas son enthousiasme.

Lydia, on a découvert la bande-annonce de la seconde saison de Révolution, et ça promet... C’est fou comme il y a beaucoup de danseurs au Québec!

Il y en a, et on ne les a pas encore tous vus. C’est beau de penser qu’on danse autant. En fait, la créativité et l’art sont nos matières premières. La générosité inhérente à notre culture transparaît sur les scènes partout dans le monde quand un Québécois voyage et exprime son métier créatif. Nous, les Québécois, rayonnons beaucoup de cette façon. Je pense que, comme l’eau et l’électricité, cette matière première ne doit pas être sous-estimée. 

As-tu réalisé que le public avait eu un coup de cœur à la fois pour l’émission et pour toi?

Étrangement, je n’avais pas de facilité pour danser, dans la vie. J’étais artiste, mais je n’avais pas ce qu’il fallait, le corps ou la coordination, pour bien danser. Par contre, ç’aurait été facile pour moi d’aller vers la littérature, l’écriture et les métiers oratoires. J’ai l’impression que, tout d’un coup, en milieu de carrière, cette opportunité d’allier mon amour des mots et mon œil pour la danse s’est présentée à moi. Je pense que ça fait un bon mélange et je me sens très bien là-dedans. Ça se fait dans un naturel presque inattendu.

As-tu été étonnée par le succès de Révolution?

Je n’avais pas d’attentes. Je me suis laissé porter par cette aventure, qui m’entraîne vraiment dans un autre univers que le mien. Je suis habituée à travailler en studio, avec des artistes. Je ne travaille pas devant les caméras en mon nom. Tout aurait pu arriver... Je n’avais pas non plus d’anticipation négative; j’avais confiance parce que la danse est l’amour de ma vie. C’est sûr que je suis heureuse de pouvoir montrer mon amour pour la danse, et je savais que ce que nous allions présenter toucherait les gens, parce que ce n’était pas arrangé avec le gars des vues. Il y a de vraies émotions qui vibrent et une véritable générosité des artistes.

Comme tu le soulignes, les émotions, autant chez les artistes que chez les juges, ont fait craquer les téléspectateurs...

Je parle aux danseurs qui passent devant moi comme je leur parlerais s’ils étaient dans le studio devant moi. Des notes, il s’en donne tous les jours dans les studios de danse partout dans le monde, et les danseurs s’attendent à ça. Ils ne veulent pas moins que ça, ils veulent avoir l’heure juste, et ce serait un manque de respect de ma part de ne pas leur donner une note honnête. Je sais aussi que toute la communauté de la danse me regarde et se demande ce que je vais dire. Il n’y a pas de place pour des propos manquant de sincérité. Je pense qu’avec beaucoup d’amour et de pédagogie, tout se dit. 

Tu es maman d’un troisième enfant, une petite fille qui a été souvent présente cette année sur le plateau de tournage de Révolution...

Ça s’est fait dans un naturel absolu. L’ouverture était là, le soutien était là, et Billie a bien navigué dans tout ça. Je pense que le fait d’avoir un petit bébé sur le plateau adoucit toutes sortes de choses. Durant les pauses, les discussions sont moins enflammées; elles tournent plus autour de Billie!

C’est quand même incroyable: c’est ton troisième enfant, et tu as l’air si jeune!

Ce sont les enfants qui me gardent jeune! Ça se passe très bien. C’est une grosse année, mais on savait dans quoi on s’embarquait, parce que j’allais mettre en scène le spectacle Rebel, du Cirque du Soleil, à Andorre, dans les Pyrénées. On a passé presque un mois et demi en Europe quand la petite avait cinq ou six semaines. Je devais mettre en scène un show avec 50 personnes à diriger sur le plateau, collaborer avec l’équipe technique, voir aux éclairages au milieu de la nuit... L’espèce de rythme «nouveau-né pas de jour, pas de nuit» a fait que ça allait finalement très bien avec la mise en scène! (rires)

  • Révolution, dès le dimanche 22 septembre à 19 h, à TVA. 

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