Benoît Gouin: l’amitié, au coeur de son métier | 7 Jours
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Benoît Gouin: l’amitié, au coeur de son métier

Image principale de l'article L’amitié, au coeur de son métier
Photo, Patrick Seguin

Lorsque Benoît Gouin parle de ses différents personnages, que ce soit dans L’heure bleue ou dans Le Phœnix, on sent toute la passion qui l’anime. Cependant, au-delà des projets qu’il enchaîne, ce sont les rencontres humaines qui marquent ses différentes expériences de tournage, qu’il s’agisse de nouvelles amitiés ou d’amitiés retrouvées.

Benoît, tu viens de terminer le tournage de la comédie dramatique Le Phoenix. Quel personnage incarnes-tu?

J’interprète le mari de Murielle, campée par Josée Deschênes. Daniel et elle possèdent une agence immobilière et forment une équipe du tonnerre! Leurs affaires vont tellement bien que Daniel parle de semi-retraite. Il se voit jouer au golf et mener une petite vie tranquille dans leur condo en Floride, au grand dam de sa femme, qui le trouve vraiment plate! (rires) Lorsque Murielle se fait offrir d’accompagner son amie Louise (Guylaine Tremblay) dans une escapade à bord d’un Winnebago, elle voit là une occasion en or d’échapper à son quotidien plutôt redondant!

Tu connais bien celle qui campe ta femme dans Le Phoenix, n’est-ce pas?

Bien sûr! Josée Deschênes et moi étions de la même cohorte au Conservatoire d’art dramatique de Québec. Peu de gens le savent, mais nous avons aussi formé un couple durant cinq ans. Nous nous sommes séparés à la fin de la vingtaine, mais nous sommes restés amis. D’ailleurs, depuis des années, chaque fois qu’on se croise, on se dit que ce serait le fun de se donner la réplique. 

«C’est facile pour Josée et moi de jouer un duo mari et femme puisque, même si les années ont passé, notre complicité est intacte.»

Photo, Patrick Séguin

«C’est facile pour Josée et moi de jouer un duo mari et femme puisque, même si les années ont passé, notre complicité est intacte.»

Votre souhait a été exaucé avec cette nouvelle série!

Exactement. C’est facile pour nous de jouer un duo mari et femme puisque, même si les années ont passé, notre complicité est intacte. Nous avons eu à tourner une scène de lit, et se retrouver dans cette situation de proximité était... disons... particulier! (rires) 

Tu connais bien Guylaine Tremblay également...

Oui, depuis des années! Lors de mon entrée au conservatoire, Guylaine Tremblay était en troisième année. J’ai donc vu naître l’amitié entre Guylaine et Josée, alors que nous présentions une pièce de théâtre ensemble. Il n’a suffi que de quelques jours pour qu’elles soient inséparables. Une amitié qui perdure à ce jour. Elles campent des chums de filles dans Le Phœnix, et leur chimie est incroyable!

Sur le plateau de la série Le Phoenix avec Guylaine Tremblay et Josée Deschênes, qu’il connaît toutes les deux depuis le Conservatoire d’art dramatique de Québec.

Photo, Patrick Séguin

Sur le plateau de la série Le Phoenix avec Guylaine Tremblay et Josée Deschênes, qu’il connaît toutes les deux depuis le Conservatoire d’art dramatique de Québec.

Comme il s’agit d’une intrigue entourant un road trip en Winnebago, la production a tourné un peu partout à travers le Québec. Étais-tu du voyage?

Bien sûr! J’ai suivi l’équipe à Chicoutimi, aux Escoumins, à La Malbaie, à Havre-Saint-Pierre, à Natashquan... Tourner en région, ça resserre les liens. Au lieu de repartir chacun de notre côté après la journée de tournage, on soupe tout le monde ensemble, dans le seul resto du coin! (rires) Il en résulte une chimie incroyable, qui sert inévitablement le tournage. Et, tant qu’à être dans cette région, j’en ai profité pour explorer les alentours durant mes journées de congé. Ma blonde est même venue me rejoindre pour prendre part à ces minivacances improvisées dans la Basse-Côte-Nord. 

Avec sa conjointe, la traductrice Maryse Warda.

Photo TVA Publications, Daniel Auclair

Avec sa conjointe, la traductrice Maryse Warda.

Tu as plusieurs scènes avec Antoine Pilon, qui incarne ton fils dans cette série...

Ce n’est pas la première fois que je tourne avec Antoine. Dans la série Le gentleman, il incarnait déjà mon fils. Il était âgé de 19 ans à l’époque, et nous avons développé une chimie quasi instantanée. Je m’amusais à faire décrocher Antoine et vice versa, juste avant que le réalisateur crie: «Action!» Nous avions beaucoup de plaisir ensemble, même si nos personnages, eux, étaient à couteaux tirés.

Vous deviez être heureux de vous retrouver sur ce plateau!

Je croise Antoine de temps en temps. Il est, tout comme moi, un bon ami du réalisateur Francis Leclerc. C’est un maniaque de jeux de société, il organise des soirées à sa maison de campagne, pour jouer à Seven Wonder, Catan ou encore pour faire des tournois de Washer. Antoine et moi avons un autre point commun: il est l’amoureux de Catherine Brunet, celle qui a été ma fille télévisuelle durant plusieurs années dans Le monde de Charlotte

On te retrouve cet automne dans L’heure bleue. Que peux-tu nous dire sur ton personnage?

J’ai un mot pour résumer l’intrigue autour de Bernard Boudrias cet automne. En fait, j’ai deux mots: Pascale Bussières. Elle campe Véronique, une ancienne flamme avec qui Bernard a fait les quatre cents coups avant qu’elle disparaisse du jour au lendemain, le laissant seul avec leur fils, Raphaël (Jean-Philippe Perras). Véronique possède un pouvoir d’attraction qui perturbe encore Bernard, même après toutes ces années. Pascale Bussières est parfaite pour ce personnage, tout aussi charismatique qu’intrigant. 

Dans L’heure bleue, avec Pascale Bussières.

Photo TVA

Dans L’heure bleue, avec Pascale Bussières.

Parallèlement à ton métier, entretiens-tu une passion?

Oui, tout ce qui touche au plein air. Ma bonne amie Céline Bonnier, avec qui j’ai le bonheur de jouer dans L’heure bleue, m’a récemment invité à l’accompagner aux États-Unis, pour faire l’ascension d’une montagne. Mon horaire ne me le permettait pas, car j’étais en tournage. Mais ce n’est que partie remise, car c’est exactement mon genre d’activité. 

As-tu toujours ressenti l’appel de la nature?

Je possède un chalet dans Lanaudière, qui me rappelle l’endroit où j’ai grandi, au lac Saint-Pierre, près de Trois-Rivières. C’est là que j’ai développé un amour pour le grand air. Lorsque je vois les gens accros à leurs écrans, il y a quelque chose en moi qui réagit fortement. J’ai le goût de leur dire: «Sortez dehors!» Le contact avec la nature fait un bien immense; pourquoi s’en priver?

Complices de tournage

Le comédien Antoine Pilon.

Photo, Patrick Séguin

Le comédien Antoine Pilon.

«Sur le plateau, Benoît et moi, on peut être tout aussi niaiseux que rigoureux. Une fois qu’on s’est posé les bonnes questions sur les intentions de nos personnages, on peut déconner entre les prises. Les gens n’ont pas cette image de Benoît, parce qu’il joue habituellement des rôles assez sérieux, mais il a le cabotinage facile, je dirais même plus que moi! (rires)», révèle Antoine Pilon à propos de Benoît Gouin.

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