La fin des Squelettes dans le placard: «J’allais m’amuser» − Patrice L’Ecuyer | 7 Jours
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La fin des Squelettes dans le placard: «J’allais m’amuser» − Patrice L’Ecuyer

Patrice L’Ecuyer
Photo courtoisie

Patrice L’Ecuyer

Après 14 saisons estivales, l’émission Des squelettes dans le placard tire sa révérence. On a causé avec Patrice L’Ecuyer de cette fantastique aventure construite de nombreux... mensonges. 

Eh oui! c’est la fin des Squelettes dans le placard après presque 1200 émissions au cours desquelles des milliers de mensonges ont été racontés... avant qu’autant de vérités soient dévoilées. Pour Patrice L’Ecuyer, le point final de cette aventure est le début d’un certain deuil. «L’émotion est davantage liée à l’équipe qu’à l’émission comme telle. Il y a des gens qui étaient là depuis le début. Peut-être qu’ils ne retravailleront plus en télé ou qu’ils vont prendre leur retraite. On ne ferait plus ça, des émissions qui durent autant d’années. La télé a changé. C’est un peu tout ça qui nous rendait tristes à la fin des enregistrements. Ce qui a été bouleversant, c’est de quitter des gens qui étaient devenus une famille; c’est ça, la grosse tristesse.» Quant à la suite, Patrice L’Ecuyer se fait des plus bref en disant: «Dans la vie, on ne peut jamais rien prévoir.» L’animateur nous a raconté la véritable histoire des Squelettes. À l’époque, la société d’État voulait qu’il soit à la barre d’une émission 52 semaines par année. Pour Patrice L’Ecuyer, c’était peut-être un peu trop. On se rappelle qu’il animait déjà L’union fait la force, qui était un succès. Pour faire changement, on a donc créé Des squelettes dans le placard, pensant que ça ne durerait qu’une ou deux saisons estivales. «Pantoute! On a été 14 ans en ondes, 52 semaines par année», a-t-il ajouté en riant, avant de nous confier que cette émission a été pour lui un véritable terrain de jeu: «Je rentrais là-dedans et je m’amusais. Pour moi, j’allais jouer.»  

Son squelette à lui 

On ne pouvait pas questionner Patrice L’Ecuyer sur la fin des Squelettes dans le placard sans lui demander quel aurait été le sien s’il s’était assis dans le fauteuil d’un participant. «Il y a un vendeur dans un magasin de pêche qui m’a offert d’aller à la pêche, mais ça tombait la fin de semaine où je déménageais. Je suis revenu chez moi et j’ai fait croire à ma blonde que j’avais gagné un voyage de pêche, mais que je ne pouvais pas y aller en raison du déménagement. Elle m’a permis d’y aller. Je suis donc parti pêcher plutôt que de déménager! Ce n’était pas fort...» Était-ce sa compagne actuelle? «Non! Si c’était le cas, je ne pourrais pas le raconter parce que je n’aurais plus de dents! (rires)»  

L’animateur a toujours ses dents, et il n’a pas récidivé avec une telle histoire lors de son récent déménagement. En effet, Patrice L’Ecuyer et sa famille ont vendu leur maison d’Outremont pour aller s’installer au cœur de l’action. «On a changé de vie. On voulait vivre la vie du centre-ville. Je n’ai jamais fait ça. On l’essaie. Jusqu’à présent, j’aime ça. On peut tout faire à pied, j’adore!» Pas de pêche pendant le déménagement? «Je n’ai pas pris de chance!» a conclu l’animateur en éclatant de rire. 

Ses meilleurs souvenirs 

Les meilleurs joueurs: «Marc Hervieux, parce qu’il a toujours eu des histoires extraordinaires. Marcel Leboeuf donnait tout un show! Parfois, il se fâchait parce que je ne le croyais pas. Il y a aussi Anne Casabonne, qui est une conteuse extraordinaire. Il y en a eu beaucoup d’autres qui ont été formidables.»Les pires joueurs: «Certains étaient les pires joueurs, mais ils étaient parmi les meilleurs performeurs. C’est le cas de Nathalie Mallette. À la fin, elle était rendue bonne, mais ça lui a pris plusieurs présences pour le devenir. Pendant des années, elle a donné un spectacle extraordinaire parce qu’elle était incapable de mentir. Elle rougissait dès qu’elle mentait.»  

Les histoires les plus rocambolesques: «Je ne me souviens pas qui a raconté ça, mais la personne avait déterré le cadavre de son grand-père par erreur. Il y a aussi l’aventure de Marie Tifo et Pierre Curzi, qui se sont retrouvés en Russie sans s’en rendre compte. C’était avant la chute du mur de Berlin.»  

Les histoires qu’il n’oubliera pas: «Celles de Nathalie Mallette ont créé des moments de télé... C’est ça qui faisait l’essence de l’émission: quand les gens se faisaient prendre et que ça paraissait.» 

Ne manquez pas la dernière semaine de diffusion de l’émission Des squelettes dans le placard, dès le 2 septembre, du lundi au jeudi à 19 h, à Radio-Canada.

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