Dominic Paquet: sa tournée s'est terminée après 350 spectacles | 7 Jours
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Dominic Paquet: sa tournée s'est terminée après 350 spectacles

«J’ai hâte d’écrire le prochain show!»

Image principale de l'article Sa tournée s'est terminée après 350 spectacles
Photo Daniel Daignault

C’est avec un petit pincement au cœur et surtout une immense fierté que Dominic Paquet a donné, sur la grande scène extérieure du Festival Juste pour rire, la toute dernière représentation de son spectacle Rien qu’s’une gosse!. Retour sur cet accomplissement de taille.  

Dominic, tu viens de donner la 350e et dernière représentation de ton show. Qu’est-ce que ça représente pour toi?  

Le vrai feeling d’avoir terminé la tournée, je l’ai vécu à Sherbrooke, au Théâtre Granada, quand on l’a présenté pour la dernière fois devant un public en salle. J’étais avec mes techniciens, la gang avec qui j’ai tripé durant quatre ans et avec qui j’ai vécu beaucoup de choses au cours de ces années. C’était bien spécial. Cela dit, il y avait quelque chose de cool à présenter ce spectacle gratuitement pour la dernière représentation. C’était la première fois que je montais sur cette scène-là, il faisait beau, il y avait du monde, alors j’étais fébrile et je ressentais aussi une petite nostalgie. En plus, c’était l’fun, parce que c’était la 350e; ça aurait été frustrant de finir à 349! (rires)  

Avais-tu prévu présenter ce troisième spectacle solo aussi longtemps?  

Non. On devait finir il y a un an et demi, mais des supplémentaires se sont ajoutées. On aurait même pu en faire d’autres cet automne. Les ventes allaient vraiment bien et, avec le succès de Mets-y le Paquet, les gens étaient nombreux à vouloir voir le show. C’était quand même le bon temps pour arrêter, surtout que ça faisait un an que je disais que j’allais cesser de présenter ce spectacle. Et puis, j’ai hâte d’écrire le prochain, d’aller le montrer dans des villes où je suis passé il y a un petit moment déjà. Je vais bientôt commencer à roder du nouveau matériel. C’est drôle, mais j’ai hâte d’aller me planter! En fait, je ne veux pas me planter, mais je sais qu’en testant de nouveaux numéros c’est inévitable: il y en a qui ne marcheront pas. Mais j’espère qu’ils vont marcher! Faire de nouveaux gags devant un public, c’est comme une drogue pour les humoristes. J’ai hâte de voir ce que je vais écrire et de voir les réactions des gens.  

En quatre ans, les spectateurs ont été nombreux à voir ton spectacle...  

Je suis fier de ça. Je savais que j’avais un humour qui pouvait rejoindre les gens et que je pouvais vendre des billets. Je faisais des shows avec d’autres humoristes qui vendaient plus que moi. Sans prétention, je n’avais rien à leur envier car, lorsque j’arrivais sur scène, ça riait autant, sinon plus. Je savais que le potentiel était là; il fallait simplement que je sois connu et que les gens aient le goût de venir me voir.  

Le bilan de sa tournée  

Photo Daniel Daignault

   

  • 350 représentations  
  • 220 000 billets vendus  
  • 78 villes visitées  
  • Plus de 65 000 kilomètres parcourus    

Quand tu repenses à ta tournée, quelles anecdotes te reviennent en tête?  

Lorsqu’on tombe sur une ou deux personnes fatigantes dans une salle, on s’en souvient, parce que ça n’arrive pas souvent. À Saint-Eustache, une femme n’arrêtait pas d’intervenir et de faire des commentaires à voix haute. Mon chum Dave Roy, qui faisait la première partie, s’est fait interpeller à plusieurs reprises par cette femme. Elle était assise sur le bout de son siège et elle n’arrêtait pas. Je trouvais ça plate pour mon chum, et je n’étais pas de bonne humeur. Quand je suis arrivé sur scène, je savais que ce n’était qu’une question de temps et qu’elle allait inévitablement me parler. Comme de fait, quand j’ai commencé la prémisse d’un gag, elle m’a lancé: «Qu’est-ce que tu veux dire par là?»  

Qu’as-tu fait?  

Je l’ai arrêtée tout de suite, je lui ai dit qu’elle avait scrapé le show de mon ami en première partie et je lui ai demandé de s’en aller. Quand un placier l’a fait sortir, tout le monde était debout et applaudissait. Il y a eu d’autres moments mémorables durant la tournée. Je pense à la première médiatique, et aussi au fait d’avoir présenté le spectacle environ 30 fois à la salle Albert-Rousseau, à Québec. Je n’en reviens pas encore!  

Tu n’es pas tanné de la vie de tournée?  

Non, j’aime aller dans des endroits où on ne va pas nécessairement en vacances. Ça me permet de découvrir le coin et de voir les gens qui viennent de là, de parler avec eux. Il y en a qui sont tannés de la tournée, mais moi je n’ai pas cette écœurantite-là. J’aime les hôtels, le shampoing d’hôtel, j’aime entrer dans une chambre et voir que tout est propre, que le lit est fait, et aller manger au restaurant. Tout ça me plaît beaucoup.  

Ressens-tu de la pression pour la suite des choses?  

Mon deuxième show m’a permis de mettre le pied dans la porte, il a convaincu les gens. Mon défi avec le prochain sera donc de faire en sorte que les spectateurs se disent que celui-là est encore meilleur. On vise le printemps pour mon prochain spectacle, mais s’il n’est pas à mon goût on va le remettre à l’automne, parce que je veux qu’il soit béton. Je ne suis pas capable de faire de la scène quand ça ne rit pas.  

Ta carrière et ta popularité ont véritablement explosé au cours des dernières années...  

Quand j’ai commencé le spectacle, c’est vrai que je n’avais rien de régulier à la télé. Pourtant, ça fait 20 ans que je fais de l’humour. Je pense que ce sont toutes les affaires ici et là, éparpillées un peu partout, qui ont fait que le public m’a découvert. Ça a commencé en 2007, quand j’ai fait les Best of de Juste pour rire. J’avais fait un numéro sur les Ikea, puis j’ai fait partie de ces spéciaux télé trois années de suite. À partir de 2010, il y a eu de plus en plus d’offres. Ma participation aux Pêcheurs m’a permis de me faire voir par des réalisateurs, puis on m’a confié des rôles. Sur le plan du jeu, j’ai acquis de l’expérience et je commence à me faire connaître pas mal. J’ai fait plusieurs choses, entre autres Max et Livia, Mets-y le Paquet et Les magnifiques. J’ai aussi tourné cet été dans La Maison Bleue, la série de Ricardo Trogi.  

Quel personnage y incarnes-tu?  

Je joue le rôle du chauffeur et garde du corps de Guy Nadon, qui est le président du Québec dans cette comédie satirique. Guy Nadon est très drôle et le sujet est le fun; c’est vraiment jouissif. Je pense que ça va être drôle!  

Tu as parlé de Mets-y le Paquet. Il s’agit d’une émission très populaire!  

Oui! C’est la troisième saison. C’est la chose la plus difficile que j’aie faite. Jean-Claude Gélinas me parle grâce à une oreillette durant les gags et la personne en face de moi me parle aussi, et je dois rester dans mon personnage, jouer et improviser. La victime dit quelque chose qui m’allume, je pars là-dessus, puis Jean-Claude me parle à l’oreille. Ça va vite! C’est vraiment beaucoup de travail. On fait trois fois le même gag pour ne garder que le meilleur. On se demande toujours si la victime qu’on piège va me reconnaître, si elle sera bonne et expressive.  

Être en vedette dans un film, est-ce la prochaine étape?  

J’aimerais ça. Je voudrais écrire un film et jouer dedans. En ce moment, je travaille sur un projet télé qui est bien le fun; si ça marchait, je triperais vraiment beaucoup. J’ai besoin d’avoir du plaisir et de travailler avec des gens qui aiment ce que je fais et qui ont de l’ouverture. Max et Livia, par exemple, est une des émissions que j’ai le plus de fun à faire. Il y a une belle ambiance sur le plateau avec Martin Roy à la réalisation. On se fait rire toute la gang, c’est une ambiance de malade, et ça, c’est tripant! Les textes sont vraiment bons, c’est super bien écrit. On vient de finir le tournage de la troisième saison.  

Le jeu occupe une place de plus en plus importante dans la vie de Dominic, qui a récemment terminé le tournage de la troisième saison de Max et Livia.

Photo © VRAK TV

Le jeu occupe une place de plus en plus importante dans la vie de Dominic, qui a récemment terminé le tournage de la troisième saison de Max et Livia.

  

Pour suivre les activités de l’humoriste: dominicpaquet.com .  

Max et Livia, dès le mardi 3 septembre à 19 h 30, à Vrak.  

Mets-y le Paquet, dès le lundi 16 septembre à 20 h, à V.

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